La pomme à cidre


Depuis les années 80, le mode de production des pommes à cidre s’est transformé. Aujourd’hui, si les vergers traditionnels de plein vent (haute tige) subsistent en Bretagne, la majeure partie des pommes à cidre provient d’exploitations en conduite basse tige.

 

Parallèlement au verger traditionnel, 1800 ha de vergers basse tige ont été plantés à partir des années 1980. L’identité du verger breton a été préservée par la mise en valeur des principales variétés traditionnelles de pommes à cidre : Marie Ménard, Jeanne Renard, Frequin Rouge, Rouget de Dol, Locard Vert, Petit Jaune, Bedan, Peau de chien, Douce Coëtligné, Pomme de moi, Guillevic, Dous Moën, Kermerrien, Chuero Briz, Chuero Ru.

 

La pomme à cidre, différente de sa cousine la pomme de table, se caractérise par sa richesse en tanin (polyphénol).

 

Depuis les années 1990 le verger tend à se stabiliser en Bretagne. Il se régénère petit à petit sous l’impulsion des producteurs de pommes et des cidriers soucieux de s’approvisionner en variétés locales (50 variétés retenues sur plus de 1000 en 1925).


 

Au total, les vergers de pommiers Haute Tige représentent 1,4 millions d’arbres et les vergers pommiers Basse Tige couvrent 1 930 hectares pour une production de 46 000 tonnes. La production haute tige est essentiellement autoconsommée car moins de 15 000 tonnes sont transformés par les entreprises (source SNTC). Quant à la production issue du verger basse tige, elle est essentiellement transformée par les cidriers professionnels. En Bretagne, on recense plus de 500 producteurs de pommes à cidre